La boîte miraculeuse
C'est dingue comme la vie est parfois mal faite... Il y a des gens qui se lancent dans la création d'une entreprise, qui bossent comme des malades et qui se plantent rapidement. Fort heureusement il y en a aussi qui réussissent, hein, faudrait pas que vous alliez croire que je suis pécimiste quand même !
Bref, la boîte, avec ses 2 glandeurs sur 4, les 2 glandeurs étant le tyran et le 4ème homme (le bâilleur), réussissait à rentrer des contrats. C'est extraordinaire, y'avait toujours quelqu'un qui avait entendu dire que cette boîte était en mesure de faire tel ou tel truc et hop... il y a d'ailleurs quelques belles références dans le lot.
Du coup, bonnant malant des sous rentraient et comme les 2 indépendants (Mister 3D et le grand chef) n'étaient payés qu'à la mission, il y avait peu de charges à assumer.
Un peu sur la rémunération légère du gérant (le tyran) qui n'a jamais rien géré du tout (pour le coup, l'équilibre était ok entre ce qu'il percevait et ce qu'il faisait) et le salaire à peine plus élevé que le smic du bâilleur.
Puis, quelques temps plus tard, se disant qu'il n'y avait pas plus de raison que cela que la chance les quittent, le tyran et le bâilleur se sont ouvert un plan épargne salarial où l'entreprise leur versait 150 euros par mois... la boîte payait déjà leur téléphone portable / abonnements et leurs connexions internet à domicile... Ben oui, accro au boulot comme ils étaient fallait au moins ça quand même !
Et aussi leurs complémentaires maladie, leur essence, ...
Ensuite le tyran a voulu changer de voiture alors, quoi de plus naturel, quand on est le grand patron d'une multi-nationale de 4 personnes, que de se prendre une voiture de société... et puis bon, pas une twingo hein, une bonne grosse Volvo bien chère par rapport à ce que gagnait la boîte.
A ce moment là, le bâilleur a commencé à dire que c'était peut être un peu trop, en tout cas plus que la boîte ne pouvait assumer. Lorsque son avis fut demandé au grand chef, il se rangea à l'opinion du bâilleur puisque c'était, en plus, lui qui tenait les comptes.
Les comptes... tiens, encore un truc que le tyran ne maîtrisait pas du tout parce que lui les chiffres hein... de toute façon, le fric gagné par les autres, qu'il y en ait ou qu'il n'y en ait pas, c'est fait pour être dépensé et de préférence pour sa propre pomme !
Mister 3D est resté neutre et puis de toute façon, ça ne changeait rien puisque le tyran avait tout le pouvoir, les avis des autres n'avaient pas d'importance, il aurait sa voiture.
Le tout bien entendu en considérant que les autres étaient d'accord puisqu'ils les avait informés de sa décision de se prendre une voiture sur le compte de la boîte.
Bah ça c'est moins moins cool...