L'histoire de l'entreprise...
Le grand chef avait monté une SARL, quelques années auparavant (1999), avec un pote et 2 autres types, des potes du pote, normalement des mecs bien.
L'idée c'était de créer une structure, un studio de création où on ferait autant de l'édition (concevoir des suports papiers pour les filer à un imprimeur ensuite), que de faire de la 2D/3D pour des petits films d'animation ou des images fixes, que des sites web et des bases de données... le 4ème homme se chargerait du commercial et de la gestion de projet.
Toute l'histoire fut basée sur la confiance... c'est un truc pas terrible la confiance, faut s'en méfier de celle là, elle se retourne toujours contre nous un jour ou l'autre !
Bref, je disais donc, des bases sur la confiance. L'un des protagonistes, celui qui avait eu l'idée de cette mutualisation des compétences, est handicapé, il a perdu l'usage de ses jambes et en est le seul responsable, c'est moche c'est sûr mais ça aide à ce que les gens lui fassent confiance... Il s'est débrouillé pour que son pote (le 4ème homme) se tappe toutes les démarches, se dépatouille d'absolument toute la création de l'affaire et cela semblait normal à tout le monde, bien entendu !
J'étais là à la naissance de cette boîte, j'ai assisté à pas mal des réunions de création, entendu beaucoup de belles promesses... c'est même moi qui lui ai trouvé son nom à cette boîte. J'ai aussi été une de leur cliente quand je bossais au MEDEF...
Le principe de la création c'était, on est pote, on a envie de bosser ensemble, on a des compétences variées qui vont permettre d'apporter des réponses globales aux clients... le rêve quoi !
Oui mais, dans une SARL, il faut un gérant et celui qui en avait eu l'idée avait droit à des subventions, en tant qu'handicapé qui créé une entreprise mais à la condition qu'il en soit gérant majoritaire pour une durée de 2 ans minimum.
Banco, tout le monde signe puisqu'il a dit qu'une fois les 2 ans passés les statuts seraient revus et les parts redistribuées de façon équitables.
Cela donnait donc, le big boss (vous découvrirez son nom bientôt promis) à 51% des parts du capital et les 3 autres se partageaient les 49% restant mais c'était provisoire, et puis on était entre potes alors personne ne pensait que finalement son avis aurait un jour moins d'importance que celui de l'autre... une histoire banale en somme.
ça aurait put marcher, mais il faut vraiment pas prendre ça comme à un moment 'je suis le seul chef, maintenant'
Des entreprises basées sur la confiance, ça existe...
C'est dommage